Et maintenant où on va ? ☼ la leçon d’humanisme et soft-power de Nadine Labaki 6
Et maintenant où on va ? c’est le dernier film de Nadine Labaki, et c’est aussi mon dernier gros coup de coeur cinéma ! Une leçon d’humanisme et de soft-power. Pourtant, avant hier matin, je n’en avais pas vraiment entendu parler de ce film. Vaguement au moment du Festival de Cannes… rien de plus.
C’est sur Twitter que tout a commencé. Etre sur Twitter, vous savez, c’est comme être dans un café avec les copains et les copines, on y parle de tout, sujets sérieux, sujets futiles, informations pointues, gossip… fait divers, culture, expo et cinéma !
Donc, hier matin, dernier jour de validité de ma carte UGC 5 et il me restait une place. Je me suis déjà faite avoir en oubliant la date et j’ai perdu quelques places de cinéma. La dernière fois, c’était 3 places d’un coup, alors maintenant, je fais gaffe ! Bref, je demande donc hier à la cantonade sur Twitter : « un film à me conseiller en ce moment au ciné ? »
Ma copine Nawal me demande si j’ai vu le dernier Labaki ? Non.
Et bien, oui, Nawal, tu avais raison, j’ai adoré ce film ! Et c’est devenu mon gros coup de coeur cinéma à moi aussi ! Je suis sortie du cinéma en ayant envie de retourner le voir, et l’amie qui m’accompagnait également.
D’abord le synopsis : Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien. Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant, on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?
J’ai ri (beaucoup), j’ai pleuré (un peu), j’ai adoré ce film, drôle, sensible, pétri d’humour et traitant de sujets pourtant difficile. La guerre, la mort, la religion… Le film, avec ses passages chantés, a un côté décalé et poétique que j’ai aimé. J’ai aussi aimé la justesse des dialogues, la vérité des comportements humains, et le role des femmes, qui veulent à tout prix sauvegarder la paix et l’harmonie dans ce village isolé où musulmans et chrétiens co-habitent depuis toujours, et où, la moindre étincelle peut mettre le feu et raviver les tensions… Mais les femmes du village ne veulent plus de morts, plus porter du noir… et tous les stratagèmes sont bons pour que les hommes cessent de ré-ouvrir les blessures de la guerre.
Et pour cela, elles décident de changer les choses grâce à leur amitié, leur force, leur humour, par du « soft power » quoi. Ce film reste un vrai hommage aux femmes arabes, à leur courage, leur humanité, leur foi, leur humour et leur ingéniosité.
Pendant que je regardais ce film, je retrouvais l’humour et la liberté de ton de mes copines qui viennent de l’autre côté de la Méditerranée, cette liberté qu’elles ont à parler de la vie, l’amour, le couple… J’avais envie d’être aux côté de ces femmes, de rire avec elles, de cuisiner avec elles, de comploter avec elles, de les prendre dans mes bras, de me faire prendre dans leurs bras…
Ce village ou musulmans et chrétiens vivent ensemble, pacifié par les femmes est un joli exemple même si ce n’est qu’un film, même si c’est utopique, mais le chemin vers le « bien vivre ensemble » n’est peut-être pas si utopique que cela. Et à l’heure où les tensions entre communautés s’exacerbent à la moindre étincelle, et bien ce film est très rafraîchissant et porteur d’espoir. L’espoir reste sur les épaules des femmes… mais ça on le sait tous, non ? ;-)
Je vous laisse avec un de mes passages préférés dans le film « Et maintenant où on va ? » , on y chante, on y danse et on y cuisine aussi…
(vous n’êtes pas étonnés que ce passage soit mon préféré, hein ;-))
(pour me suivre sur twitter : @joelle_dubois)
_nota_
« Et maintenant où on va ? », réalisé par Nadine Labaki, avec Claude Baz Moussawbaa, Leyla Fouad, Antoinette Noufaily, Nadine Labaki, Kevin Abboud, Julian Farhat, Yvonne Maalouf…
_pour en savoir plus_
_ « Et maintenant on va où ? » : Nadine Labaki, une hirondelle libanaise avant les révoltes
_Nadine Labaki : «Je veux rester naïve»
_« Et maintenant on va où ? » film humaniste pas féministe










oct 26, 2011 @ 11:11:29
Coucou Joëlle,
Une vraie pépite ce film, et Nadine Labaki est le pendant Féminin et Oriental de Almodovar !
Grosses Bizzz et « Viva El Cinema » comme dirait Tarentino ;)
oct 26, 2011 @ 13:28:32
Yes ! Ce soir je vais voir la couleur des sentiments… connaissant les films américains du style, je prépare les mouchoirs ! ;)
oct 26, 2011 @ 14:04:12
coucou les filles,
J’ai moi aussi eu un coup de coeur pour ce film. La réalisatrice a déjà fait un film nommé Caramel, que j’avais beaucoup apprécié.
C’est une leçon de vie et d’amour mais aussi de rire!
Alors, auntie jo et Nawal, merci d’en faire la pub!
Amicalement,
Sana.
oct 26, 2011 @ 14:10:50
Je n’ai pas vu Caramel, mais ça m’a donné envie de le découvrir !
oct 27, 2011 @ 10:14:47
Pareil!!j ai adooore ce film…j ai bcp pleure et bcp ri…et je vais aussi voir demain the help!!mon ptit paquet de mouchoir est deja ds le sac!
j avais decouvert nadine labaki avec son film caramel…tres beau aussi..j aime bcp entendre parler les libanais et meler ds la conversation la langue arabe, francaise et anglaise…bon ds maintenant on va ou, c est pas le cas…mais je savais que ca allait etre un beau film!et je ne me suis pas trompée!!
oct 27, 2011 @ 11:13:16
oui, prépare tes mouchoirs ! j’ai vu « the help » hier, et j’ai beaucoup pleuré ;)