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J’attendais avec impatience la sortie de Django Unchained, le dernier film de Quentin Tarantino, annoncé comme un western qui se passe à l’époque de l’esclavage. Cette période de l’histoire est une période à laquelle je me suis beaucoup intéressée lorsque j’étais plus jeune et encore maintenant, j’avoue. Le fait d’avoir un arrière-arrière-grand-père esclave aux Etats-Unis, devenu homme libre et revenu au Liberia, doit y être pour quelque-chose… j’imagine.
Ce qui est sur, c’est que je regarde tous les films que je peux sur le sujet.

Le pitch pour commencer. Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…

J’aime bien les films de Quentin Tarantino, sans pourtant en être une fan absolue. J’aime leur humour, leur bande-originale, les scénarii, j’aime moins la violence extrème qui les caractérisent, même si elle est très stylisée et esthétique.
Dans Django unchained, j’ai franchement beaucoup aimé – vous vous en doutez – que le héros, Django soit un esclave affranchi. Un noir qui arrive à cheval et pas à pied. Et ça c’est important. Un noir qui regarde les blancs dans les yeux, qui se met à leur niveau à une époque où, ne l’oublions pas, l’homme noir était considéré comme un objet et non un être humain.
J’ai aimé le personnage de King Schultz, son humanité et ses réparties hilarantes. J’ai aimé la réalité des décors, des costumes et la cruauté de l’esclavage, montrée sans fard. Bien évidemment, j’ai aimé l’histoire d’amitié, la légende de Broomhilda, l’humour de Tarantino et la bande originale. J’ai beaucoup ri en regardant Django – la scène des cagoules est extra-ordinaire !
Et puis, les acteurs… Tous excellents, avec une mention spéciale pour Samuel L. Jackson, méconnaissable dans le rôle de Stephen, un esclave obséquieux et terrifiant.

Dans ce film, la vengeance est comme souvent chez Tarrantino, un thème majeur. D’ailleurs, la phrase sous-titre de l’affiche Life, Liberty and the pursuit of vengeance, est un clin d’oeil à l’une des phrase les plus connues de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis : Life, liberty and the pursuit of happiness, les 3 libertés fondamentales aux Etats-Unis.
Bref, c’est, pour moi, le meilleur film de Quentin Tarantino. Si vous aimez Tarantino, si vous aimez les westerns, si vous aimez les films qui traitent de l’esclavage, ou tout simplement si vous aimez le cinéma, allez-y ! Django unchained est un grand beau film, qui deviendra, pour moi, un classique ou un film culte, au choix.

Et n’oubliez pas, dans Django. The D is silent.

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