Je vous dévoile un petit bout de mon home sweet home. Un petit bout du salon. Et aussi l’histoire de ma chaise, la Eames Plastic Armchair DAW.
Ce tapis rouge, on l’a depuis plus de 15 ans, il est tout vieux et abîmé mais, on n’arrive pas à le changer… Parce que les garçons n’ont connu que lui et aussi parce qu’on n’arrive pas à en trouver un aussi grand. Il fait 3 x 4 mètres. Les garçons ont commencé à se retourner, à ramper, à marcher à quatre pattes sur ce tapis. Il est l’endroit où on s’allongeait tous, lorsqu’ils étaient petits pour regarder un film. Encore maintenant, les enfants ramènent coussins et plaids et s’installent par terre dès qu’on lance une séance cinéma. On y joue aux jeux de société, par terre. On y mange aussi. Une nappe, des cuillères, le bol et nous voilà installés quand Honeydoudou prépare des plats sénégalais. C’est à cause de lui qu’on se déchausse chez nous. Ce tapis nous connecte au sol, à la simplicité.

Cuba

La photo par terre, c’est Honeydoudou qui me l’a acheté dans un atelier d’artistes à La Havane. La photo représente l’ile de Cuba. J’ai longtemps cherché où j’allais l’accrocher, et puis un jour, je l’ai posé là. Depuis elle n’a pas bougé. Je crois que c’est sa meilleure place, finalement. La plante verte, c’est une des seule que je ne fais pas mourir. Et puis elle est généreuse, alors elle suffit à combler mes envies de tropical home garden. J’essaie régulièrement. Je vais chez mon fleuriste préféré Amour de fleurs, et j’achète des plantes. On m’en offre aussi, mais malheureusement, je n’y arrive pas. Pourtant, j’applique tous les bons conseils, ceux de ma mère, de Pierrette, de Marie. Je fais tout comme il faut, mais non. Quand ça veut pas, ça veut pas. Mais je ne perds pas espoir d’avoir un jour plein de belles plantes dans mon salon.

The Doves

Sur la cheminée, il y a une reproduction d’un tableau de Pablo Picasso, The Doves. Deux colombes sur le rebord d’un balcon avec la mer en arrière-plan. C’est Honeydoudou encore qui me l’a offert, presque au début de notre histoire, il y a bientôt 20 ans. J’ai posé dessus un miroir que ma soeur m’a donné, quand elle a déménagé. Je le trouvais très beau. Encore une fois, je l’ai posé là un peu par hasard, et j’ai bien aimé le résultat. Il masque le trop plein de couleurs du tableau en cassant le dessin avec de la lumière.

La chaise Eames

Et puis, il y a cette chaise. La Eames Plastic Armchair DAW (Charles et Ray Eames, 1950). C’est la star de mon salon depuis quelques mois. C’est le cadeau de départ que m’a offert toute l’équipe d’arc en rêve  centre d’architecture et les proches relations professionnelles, devenus pour certains des amis. Le petit mot de Francine Fort, la directrice d’arc en reve, qui l’accompagnait était très touchant : “Pour vous, chère Joelle, une chaise. Pourquoi donc une chaise ? Vous qui ne vous installez jamais dans un fauteuil, vous qui savez être avec les gens, à table, en avion, en bateau, toujours à la découverte de l’autre”.
J’adore sa couleur qui réchauffe la pièce. A chaque fois que je regarde cette chaise, je pense à toutes ces personnes que j’ai eu la chance de croiser et de rencontrer à arc en rêve. Toutes ces personnes qui m’ont accompagné dans un parcours professionnel pas si rectiligne que cela, avec exigence et bienveillance, et ça me réchauffe le coeur. D’ailleurs certains lisent ce blog, alors j’en profite pour les remercier. Pour tout.

Une décoration plutôt colorée, un salon dans laquelle on aime passer du temps, et qui finalement me relie à ma famille, aux gens que j’aime et qui ont compté pour moi.

chaise eames