varadero cuba

Après la Jordanie et sa cuisine, aujourd’hui je vous emmène sur les plages de Varadero, à Cuba. On traverse le globe pour aller du Proche-Orient aux Caraïbes. Du voile au short, si on veut. C’est ça que j’aime aussi dans les voyages, la diversité des cultures. Allez, on fait le plein de bleu, de vert et encore de bleu, histoire de combattre la grisaille actuelle et le froid qui s’est installé à Bordeaux notamment.

Lorsque nous avons préparé notre séjour à Cuba, Honeydoudou et moi avions décidé de passer une journée entière à la plage. J’y tenais, et Honeydoudou, bien qu’il ne soit pas du genre farniente en vacances n’étais pas contre l’idée de passer notre dernière journée au bord de la mer, à profiter de la plage et de la mer. Histoire de nous reposer des 10 jours à Cuba. Sérieusement, c’est en vacances que mon appli Stepz fait ses plus hautes statistiques.

Varadero

A Varadero, la mer a des couleurs bleues incroyables, le sable est blanc et fin, et l’eau est toujours chaude. La carte postale. Un peu l’idée que je pourrais me faire du paradis. Varadero, c’est la station balnéaire populaire de Cuba, l’endroit touristique par essence. Il y a des hôtels tout le long de la péninsule, côté détroit de Floride. Varadero, c’est vraiment une langue de terre bordé de sable fin et de palmiers et au milieu une route principale, bordée de commerces et les petites rues perpendiculaires et les maisons.

cuba varadero

Pour y aller, nous avons pris un taxi collectif que nous avons partagé avec un mexicain pas très bavard, tatoué, qui sortait des liasses de billets dès qu’on s’arrêtait pour manger ou boire quelque chose et qui voulait tout payer. Et qui ne voulait rien entendre. Dans les trois phrases échangées, on a compris qu’il allait à Varadero pour prendre son avion. C’est en effet le deuxième plus grand aéroport de Cuba, après celui de La Havane.

Le chauffeur du taxi nous a déposé au Parque Central, plutôt au début de la ville, et nous a conseillé d’aller vers la gare routière pour trouver un taxi pour le retour. Ce que nous avons fait. On a un peu galéré pour trouver un taxi pour le retour à La Havane, car c’était la fin de la journée. Les taxis ne voulaient pas faire la course de retour à vide. On a attendu jusqu’à ce qu’on tombe sur un taxi qui rentrait à La Havane. Du coup, en attendant, on a discuté avec les gens qui étaient là. Parmi eux, un danseur de salsa qui avait fait une tournée en Belgique et en France, dans les années 90 ; il nous avait entendu parler français, et s’était mis à nous raconter ce voyage. J’adore ces moments où on rencontre les gens, et on partage un instantanée de vie avec.

Il y a le ciel, le soleil et la mer (et la plage)…

On nous avait conseillé d’aller dans un des hôtels luxueux de Varadero pour passer une journée de rêve, avec piscine, cocktails, bar et ambiance américaine. Nous avons préféré expérimenter la ville de Varadero et les plages publique, et non l’ambiance fermée et internationale d’un hôtel.

Finalement, notre journée s’est résumé en plages et en petites balades dans la ville à pied. A part les plages, et un espèce de centre commercial ou on est allé acheter de l’eau et des biscuits, l’avenue principale, un petit marché local et le petit restaurant qu’on avait choisi pour déjeuner à midi, on a pas vu grand-chose d’autre. Et c’était bien.

Nous avions choisi de déjeuner dans un restaurant qui était près de la plage ou nous étions, la Casona del Arte. C’était tout simple et mignon et j’ai mangé une spécialité cubaine (proposée dans beaucoup de restaurants) que je n’osais pas tester : des filets de poissons cuits et gratinés au fromage. C’était très très spécial. Pas franchement mauvais, mais pas franchement bon non plus. Comme on dit, je suis venue, j’ai vu et j’ai gouté.

Entre la rue et la plage, tout le long, il y avait une bande de verdure avec des arbres et des palmiers. Par terre, j’ai reconnu les espèces de fruits qu’il y avait à Kribi, sur la plage, chez Madame Barbeza. À l’intérieur, après les fibres et la coque, il y a une graine blanche, toute fine. Avec mon frère et ma soeur, on s’amusait à la casser. On tapait dessus avec une pierre pour écraser le fruit, et ensuite on cassait la graine intérieure. J’adorais manger cette graine. Je ne sais même pas comment s’appelle ni l’arbre, ni la graine, mais j’en ai mangé ce jour là, et j’ai retrouvé à Varadero un peu du goût de mon enfance au Cameroun. D’ailleurs, si l’un de vous reconnait ces graines, ça m’intéresse de connaitre (enfin) son nom.

 

Pour aller à Varadero

Depuis la Havane : en taxi collectif, en bus ou chauffeur privé. Compter 2-3 heures de route depuis La Havane. Les taxis collectifs et le bus se prennent à la gare routière de La Havane.

Depuis la France : en avion. Corsair et XL airways proposent notamment des départs pour Varadero, depuis Paris.

Que faire à Varadero ?

Honnêtement, pas grand chose à part la plage. Si vous tenez vraiment à visiter quelque chose, il y a le Parque Josone ou encore la Mansion Dupont de Nemours (on ne peut pas visiter, car c’est maintenant un hôtel, mais on peut aller y boire un verre sur la terrasse, la vue est magnifique parait-il) et la réserve écologique de Varahicacos au bout de la péninsule.

A une vingtaine de kilomètres de Varadero, il y a la Cueva de Saturno, une grotte ouverte sur l’extérieur, remplie d’eau, au coeur de la nature.