table fleur apéro

Je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux hier en apprenant que France Gall était décédée. Je ne l’écoutais pas spécialement, j’avoue, mais je connaissais beaucoup de ces chansons qui ont berçé mon adolescence. En vrai, les larmes étaient pour moi, pour cette part d’enfance qui s’éteint, encore un peu plus. Hier, nous étions les quatre enfants réunis. La fratrie. Entre Daniel, mon frère qui vit en Bretagne et Kellie en Floride, nous n’avons plus vraiment l’occasion d’être tous les quatre, tous ensemble. La fratrie. Nous nous sommes retrouvés chez ma soeur pour le déjeuner, avant que chacun ne reparte de son côté. Comme toujours, nous nous sommes régalés, et comme toujours lorsque nous sommes tous les quatre, nous avons ri ensemble. De la vie, des uns et des autres. Je crois que l’une des plus grande leçon que nous aura appris nos parents, c’est de ne pas se prendre au sérieux. Et c’est ce que je repête à mes enfants, neveux, nièces : soyez sérieux dans ce que vous faites, mais ne vous prenez pas au sérieux. Il n’y a rien de plus ennuyant que ceux qui se prennent tellement au sérieux et qui n’arrivent plus à rire d’eux mêmes. Et puis, riez. Riez pour oublier les soucis, riez pour célébrer la vie, riez pour tout et pour rien, je vous assure, ça rend la vie tellement plus douce. Oui, même si elle ne l’est pas.

Et puis, aujourd’hui, j’ai 47 ans. L’âge ne m’a jamais préoccupé, bien au contraire, j’ai toujours été heureuse de grandir, mûrir, vieillir. Et puis comme j’ai la chance d’être ronde, je n’ai pas encore de rides, ça me va bien. Mais depuis que je dis ou que j’entends 47, je n’arrive pas à croire qu’il s’agit de moi. Et ce qui est étonnant, c’est que j’ai l’impression très vive que le temps est décompté maintenant. J’ai le sentiment de ne plus avoir le temps et que je ne peux plus remettre à plus tard (je suis la reine pour remettre à plus tard) et que pour réaliser tout ce que que j’ai toujours voulu faire, il faut que je m’y mette, à fond. 47, c’est un drôle de chiffre. C’est aussi celui du département où j’ai passé mon adolescence. Une adolescence au fin fond d’une campagne isolée, entourée de champs de maïs, de blé, de vergers. Une campagne, où j’ai appris à m’ennuyer, à rêver, à créer, à imaginer, à avoir envie de vivre.

Il est temps.

47 represent !

freres soeurs dubois

 

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