fruits et légumes marché

Très souvent, je vois passer des articles ou des réflexions sur la difficulté de mieux manger, de mieux se nourrir, de savoir comment choisir ce qu’on doit manger pour être en meilleure santé. Le sujet revient sans cesse, traité par les médias de manière souvent anxiogène.

L’acte de se nourrir, qui est quand même l’acte le plus primaire de l’être humain est devenu un acte presque intellectuel et philosophique, et au final, une prise de tête. C’est fou, ça. Certains aliments sont stigmatisés, d’autres deviennent des aliments miracles. On juge, on note. On rêve de minceur et de bien-être. Sachant que l’un ne va pas forcément avec l’autre. Evidemment.

C’est aussi une question que seuls ceux qui ont le choix de leur alimentation peuvent se poser. Dans beaucoup de pays, se nourrir n’est pas aussi facile que chez nous et on mange ce qu’il y a. Se nourrir est une bataille au quotidien et on a pas le temps ni le luxe de se poser des questions.

Je suis une fille qui a grandi en Afrique dans les années 70, dans un pays qu’on qualifie d’émergent, le Cameroun, un pays dans lequel les produits industrialisés provenaient principalement de France (ou d’Europe) et n’étaient pas facile d’accès. Avec une mère qui a grandi, elle, dans un pays industrialisé à l’extrême, les Etats-Unis, mais pour qui le Home Made est une institution. Avec un père gourmet et gourmand, fils d’une famille de paysans bien français qui cultivait tout ce qu’ils mangeait et d’une mère africaine qui faisait la cuisine sur trois pierre et un feu de bois, et lavait ses casseroles avec de la cendre et de l’eau.

Tout ceci donne des enfants qui ont grandi avec la culture du fait maison, le goût des choses simples et du bon manger, de la nature et un solide bon sens. Finalement mieux manger et mieux se nourrir, ce n’est pas si difficile que ça. Ça demande un peu de volonté, un peu de curiosité, un peu de bon sens.

En gros, on privilégie les aliments peu ou pas transformés, on cuisine, on lit les étiquettes et on achète local (et bio si on peut).

marche jean tallon montreal quebec

Mieux manger – quelques principes de base

J’ai listé en vrac quelques principes de base tout simples pour mieux se nourrir, sans trop se prendre la tête. Ce sont les principes que j’essaie d’appliquer au quotidien, et que je transmets à mes enfants.

1 – mangez de tout, mangez varié. Ne stigmatisez aucun aliment, sauf bien sur par convictions religieuses ou philosophiques, si vous souffrez d’allergies ou intolérance ou encore sur avis médical. J’ai entendu l’autre jour quelqu’un dire qu’au Japon, ils préconisaient de manger 30 aliments différents par jour. C’est un beau challenge.

2 – quand vous faites vos courses, privilégier les producteurs locaux, préférer les circuits courts (amap, ruche qui dit oui, magasins de producteurs, marchés).

3 – acheter vos fruits et légumes de saison. C’est fini les tomates, les courgettes l’hiver, même si vous aimez ça. Tant pis. Vraiment. Là, il faut faire un effort. C’est indispensable. Et si vous n’avez aucune idée de quels sont les légumes d’hiver, d’automne, d’été et de printemps : google !

4 – éviter d’acheter et de consommer les aliments ultra-transformés. Ils sont assez simples à reconnaitre, ils ont une longue liste d’aliments et d’additif sur l’étiquette, ils sont enrichis en sucre, en gras et en sel pour faciliter l’addiction et ont des emballages attractifs pour attirer les enfants.

5 – quand vous achetez des aliments transformés, lisez bien les étiquettes. Plus l’étiquette est grande et plus il y a d’aliments et d’additifs listés, moins c’est bon pour vous.

6 – cuisiner vos repas. Non, ça ne demande pas plus de temps que cela et rien ne vaut le fait maison ! Par contre, oui, ça demande qu’on ait un tout petit peu envie. Si vous ne savez pas cuisiner, apprenez. Commencer avec des petites recettes toutes simples, achetez-vous un bon livre de recettes basiques (par pitié évitez toute la collection des Simplissimes svp !). Vous verrez, le goût, l’envie et le plaisir de cuisiner suivront.

7 – soyez curieux. Vous voyez un légume, un produit, une viande, un poisson, etc… que vous ne connaissez pas ? Demandez comment on le cuisine et testez. Vous ferez de belles découvertes, c’est sûr.

8 – anticiper un minimum en ayant toujours quelques basiques dans vos placards, au congélateur et au réfrigérateur. Ainsi, vous aurez toujours sous la main de quoi imaginer et cuisiner le repas.

plats entrée sur une table aperitif

Il y a beaucoup de sites qui peuvent vous permettre d’approfondir le sujet. Voici quatre liens qui sont dans mes favoris.

  • la Ruche qui dit oui, je ne suis pas adhérente, mais je suis abonnée à leur newsletter, très bien faite, avec des articles intéressants et des astuces et recettes. En plus un joli graphisme.
  • Bleu-Blanc-Coeur : une association très engagée qui regroupe l’ensemble des acteurs de la chaine alimentaire autour d’un objectif commun de qualité, que ce soit dans le domaine animal, environnemental ou de l’alimentation humaine.
  • Pour le calendrier de saison des fruits et légumes, il y a celui de Greenpeace, qui a le mérite d’être sobre et efficace et celui du site du Ministère de l’agriculture qui est plus complet, avec les fruits et les légumes, mais aussi les fromages et les produits de la mer.