mes parents Yaoundé Cameroun 1968

Noces d’or. 50 ans de mariage. C’est un billet un peu spécial (et personnel) aujourd’hui, pour une occasion très spéciale (et très personnelle). Samedi mes parents ont fêté leur 50 ans de mariage. 50 ans ! Presque toute une vie. Je suis fière et admirative de leur couple, basé sur la confiance, la patience (et l’amour) et la famille. Ils nous ont montré et appris que la tolérance, la bienveillance, la générosité de l’âme, le pardon, la patience et l’humour étaient de grandes valeurs et qu’elle permettaient d’accepter l’autre comme il était, de l’aimer comme il était et de vivre ensemble.

Je crois vraiment que c’est ça le secret. Accepter l’autre comme il est, avec ses défauts et ses qualités et ne pas lui demander de changer. Et beaucoup de patience. Et beaucoup d’amour. Et beaucoup d’humour.

Cette photo d’eux que j’adore défini ce que j’aime chez eux. Le sourire et la douceur de ma mère et le calme et la force tranquille de mon père. Je les trouve tellement beaux. La photo a été prise à Yaoundé, au Cameroun en 1968. Leur histoire, c’est aussi l’histoire d’un couple unique, ma mère américaine qui a grandi dans l’Amérique d’avant et après la lutte des droits civiques, et mon père métis, franco-camerounais, né à Kribi, un village de pêcheurs au Cameroun, et ayant passé son adolescence à La Tronche, dans les Alpes.

Ils nous ont montré que le métissage était une richesse. De ce métissage, nous avons tiré une force : être des enfants du monde et se sentir chez soi partout, sans nous sentir enfermé dans des frontières ou des territoires. Nous, les 4 enfants, les 9 petits-enfants (pour le moment), les beaux-fils et belles-filles sommes devenus plus qu’une famille, une tribu. C’est aussi ce qu’ils nous ont appris : être une famille unie, no matter what.

Hier, dimanche, nous sommes allés dans le Lot & Garonne pour les fêter en famille. Simplement et tranquillement, comme ils aiment. Mon père a fait un gratin dauphinois (le meilleur du monde, avec du beurre et de la crème). Karine a apporté une forêt noire pour le dessert, la pâtisserie préférée de ma mère. Ma nièce a fait des snaps, les plus jeunes ados sont allés se promener avec leur grand-mère et Naia, la peluche de ma mère, trop mignonne même si on n’est pas trop #teamchien. On a parlé, blagué, ri, mangé et bu. Un dimanche en famille comme un autre.

Papa, Maman, I <3 you.

foret noire 50 ans parents