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Madagasikara Roadtrip | la route c’est la vie | Madagascar

madagascar ile rouge

La route, c’est la vie. Et à Madagascar, peut-être plus qu’ailleurs, la route appartient à tout le monde. Lors de notre périple à Madagascar, de Tana jusqu’à Ankify, nous avons croisé du monde sur la route. C’est simple, il y a toujours du monde sur la route, beaucoup de monde. Impressionnant ! Femmes, hommes, enfants, pousses-pousses, voitures, taxi-be, mobylettes, motos, vélos, beaucoup de vélo, poules, coqs, chèvres, zébus, beaucoup de zébus, caméléons, lézards…

La route, lieu de vie

J’aime beaucoup voyager en voiture. On y prend la mesure du pays, des gens, des usages, des façons de vivre, d’habiter. Le reflet de la vie, du quotidien, difficile des malgaches. Faire de la route, c’est aussi dérouler le paysage, le voir changer, évoluer, traverser les régions, regarder les habitations passer de la brique au bois, ou encore en feuilles.

La route comme lieu de vie, on y fait son marché, on s’y retrouve, on fait la route ensemble, on y joue, on y mange, on y vit.

madagascar ile rouge

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À Madagascar, j’ai regardé le paysage, je ne voulais pas en perdre une miette. J’ai ouvert grands mes yeux et essayé de capter et de retenir tout ce que je pouvais voir, les gens, leur sourire, les coups de klaxons pour dire qu’on veut doubler, pour dire merci quand on a doublé, pour dire on double. Les enfants sur le bord de la route, celui-ci allait à l’école, celui-là allait piquer du riz, et lui menait son troupeau de zébu, celui qui se lavait, qui était là assis sur la route, jouant avec un plus petit encore… les femmes, les bras souvent chargés, de la sobika, du bidon d’eau, du bébé, des feuilles de bananiers, des bouts de bois… La vie. Le quotidien.

 

Nous avons roulé sous le soleil, sous les nuages, sous la pluie, sous la tempête, sous le brouillard. Et en trois jours, nous avons eu un bel aperçu de la vie sur la route à Madagascar. Signalisation absente, nids de poule, et le monde sur la route… pas de lumière et la nuit tombe à 6 heures. Même si mon beau-frère et ma soeur conduisent très bien, j’avais l’impression tous les 5 mètres qu’on allait écraser quelqu’un. Et quand je voyais des enfants ou bébés sur le bord de la route, je ne vous raconte pas. J’étais en stress et j’ai mis un peu de temps pour m’habituer à tout ce monde, à toute cette vie sur la route.

«L’important arrive non pas au terme de la route, mais bien avant, pendant le trajet lui-même.»
Milorad Pavic

J’ai adoré ce voyage au coeur de Madagascar. En arrivant vers le nord, j’ai guetté les hommes les mains pleines de feuilles de kât, j’ai vu les femmes au visage jaune pour se protéger du soleil. Au fur et à mesure que la route se déroulaient, le paysage changeait. Les brumes des hauts-plateaux, les plaines, les manguiers à perte de vue laissaient petit-à-petit la place aux bananiers, puis aux palmiers et arbres du voyageur. La chaleur se faisait plus brulante et la peau des hommes devenait plus noire, le cheveux plus crépu. Déjà un peu l’Afrique.

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14 comments

  1. Le billet est rafraichissant. Votre point de vue de faire l’article est très intéressant. On sort des sentiers battus sur les faunes et flores. Ici, c’est tout simplement les routes. J’adore!

  2. […] on parle de l’ïle rouge, de Tana, de Diego Suarez, que je n’ai pas vu, de Nosy Be, des radiers de Port-Bergé et du reste…. Il ne m’en a pas fallu plus pour replonger dans mon dossier images […]

  3. Je prends enfin le temps de lire ton billet, et comme prévu j’adore, ton texte, tes photos et ton oeil magique ;) j’ai l’impression d’y être.

    1. merci bergeou !

  4. Superbe ! Merci Joëlle pour ces belles images et ce récit, j’aime ta façon de voir les choses…

    1. merci shalima !

  5. ha l’oeil magique! ça doit etre ça car nous somes rentrés sains et saufs ;-)
    c’est sur il y à du monde sur la route, c’est le lieu de rencontre avec l’autre aussi. En Europe nous avons peut etre des maisons trop douillettes et trop remplies de choses qui nous garde à l’interieur? A Mada, dans la campagne, il y à souvent plus de choses dehors.

    1. l’oeil est magique mais ça stresse ;)

  6. Impressinant et super photos!

    1. Merci ! :)

  7. Tu me rappelles un voyage en Côté d’ivoire il y a bien longtemps…..j’étais paniquée de voir tous ces gens surgir alors qu’on traversait les villages….et même en dehors, là où on croyait que personne n’habitait….et effectivement, le soir, c’est encore pire…on n’imagine pas la vraie nuit noire quand on est habitués à vivre dans un pays où l’electricitè est partout!…. Merci de m’avoir rappellé tout ça…..

    1. J’avais oublié moi aussi Babeth…

  8. Super post. Magnifiques descriptions, Dommage que tu n’en dises pas plus au sujet de ton “oeil magique”… De quoi s’agit-il ?

    1. Comme il y avait tout le temps du monde sur la route, j’avais l’impression qu’en toujours la fixant, je pouvais redoubler de vigilance avec A. qui conduisait. Karine s’est moquée de moi et m’a demandé si j’avais un oeil magique. ;)