royal de luxe nantes

Rue de la chute, c’est le nouveau spectacle de Royal de Luxe. La première a eu lieu vendredi 15 juin, jour du lancement du Voyage à Nantes, dans la cour du Château des ducs de Bretagne. J’avais beaucoup entendu parler de la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe, j’avais également vu les images de cette Petite Géante si extra-ordinaire, alors j’avais très hâte de voir leur spectacle*.

Derrière l’Ouest, il y a l’Ouest et ensuite encore l’Ouest. Simplement c’est une direction sur une terre instable qui parle du paradis comme de l’enfer au gré du jour et de la nuit. L’homme se nourrit de légendes, probablement de celles qu’il ne vivra jamais mais dont les croyances font battre son cœur au rythme d’un absolu qu’il ne rencontre qu’après avoir déposé sa carcasse sous un mètre de terre. Et encore personne n’est jamais revenu pour en témoigner. Quoique!?”
— Jean-Luc Courcoult, auteur, metteur en scène, de la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe.

Rue de la Chute, c’est Fall Street, une petite ville de l’Ouest. Oui, la dernière création de Royal de Luxe nous emmène au far-west. Au début du spectacle, nous sommes sur un plateau de tournage d’un western, et très vite, nous nous retrouvons au coeur même du Far West. Tous les personnages et actions stéréotypes des films Western y sont : le shériff, le juge, la mère maquerelle, les filles de joie, la cariole, le chinois blanchisseur, le vieux qui a perdu la tête, le vautour, la winchester, le journaliste, les puritains, l’ouest américain, la ruée vers l’or, la cavalerie, l’arrivée du télégramme, le chemin de fer, les indiens, le calumet, les croyances indiennes… Tout y est !
Ensuite, c’est la folie, l’histoire qui part dans tous les sens, et le spectateur est entrainé dans ce tourbillon. L’énergie et le jeu incroyablement juste des comédiens, la vitalité, l’enchainement des scènes, la magie des machines, le burlesque, la cruauté des dialogues, la brutalité de certaines scènes ne vous laissent pas une minute de répit. Nous sommes vraiment dans le Wild West !

Rue de la chute, c’est la démesure. Un peu, beaucoup gore (des entrailles qui pendent, une jambe qu’on coupe, un arrachage de dent, une cuisse qu’on découpe en filet…) des effets spéciaux en veux tu, en voilà, une mise en scène innovante. Malgré la démesure, malgré le temps, je me suis surprise à être entrainée par l’histoire. J’ai adoré la scène avec les répliques de western, j’ai adoré la bande-son, et une version géniale de Gigi l’amoroso chanté par Dalida, jamais entendue, j’ai beaucoup aimé la mise en scène, le va et vient entre scène de tournage du film et scène du film lui-même et j’ai adoré les effets spéciaux fait main.

_nota_
dates : du 15 juin au 1er juillet 2012 (du mardi au dimanche à 19h) – durée : 2h15. Dans le cadre du Voyage à Nantes, les représentations théâtrales sont gratuites – dans la limite des places disponibles (jauge de 1300 personnes).
Pas de réservation (file d’attente à l’entrée du château).
_tournée_
Rue de la Chute sera présenté à Anvers (11 au 22 juillet 2012), Paris (3 au 11 août 2012), Aurillac (21 au 24 août 2012), Saint-Gaudens (6 au 8 septembre 2012) et Ramonville (13 au 16 septembre 2012).

* merci à Mon Nuage pour m’avoir invitée à ce week-end d’inauguration du Voyage à Nantes