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Cuisine et confinement

Depuis le confinement, nous cuisinons comme avant mais plus et mieux. Comme avant parce que nous cuisinons tous les jours. Plus et mieux, car contrairement à avant où c’était une cuisine du vrai quotidien, à savoir le repas du soir, celui qu’on fait en rentrant du travail, fatigués, où il faut que ça aille vite, et puis on n’a pas envie de se prendre la tête alors on cuisine nos basiques, ceux qu’on connait par coeur, un peu toujours la même chose, finalement, nous prenons le temps de choisir ce que nous allons cuisiner.

Une cuisine de réconfort

Chaque semaine chacun imagine le plat qu’il a envie de manger ou de faire et nous complétons la liste de courses en fonction. Oh, nous ne nous sommes pas mis à faire de la grande cuisine ou du gastronomique, ce n’est pas le style de la maison, mais nous nous laissons guider par nos envies. Un jour c’est Elie qui avait envie de nous faire des burritos, un autre jour, Ines voulait préparer des cinammon rolls ou encore des key lime pie, ou moi, une envie de confit de canard, ou des spaghettis bolognaise, ou du tiep, ou du poulet rôti, ou encore du pain maison, etc … Rien de bien original ou fancy, mais des plats dont on a envie et qui nous font plaisir. Parce que finalement, on ne peut que se raccrocher à ce qui nous fait plaisir, nous donne envie, pour combattre le sentiment mortifère qui nous enveloppe, dans la ville, dans les journaux, sur les réseaux sociaux. 

Comme je suis en télétravail – intense – c’est Honeydoudou qui cuisine pendant la semaine, Ines parfois, et moi, je cuisine le samedi. Le dimanche, ce sont les enfants qui préparent un super brunch qui remplace le déjeuner. C’est un rituel qui est né pendant le confinement, et j’aimerais bien que ça continue après le confinement. J’aime bien les voir dans la cuisine ensemble, s’aider, se compléter, apprendre à être une équipe, renforcer les liens de fratrie. 

J’avoue que pour le moment, je vis très bien le confinement. Je suis avec mes enfants, j’en profite. Je vis cette période unique, incroyable pour ce qu’elle est : unique. Je n’aurais plus jamais je pense l’occasion de passer autant de temps avec mes enfants. A part quand ils étaient petits et pendant les vacances, ces moments où nous sommes collés collés sont tellement rares. Il y a toujours l’école, le travail, les copains, les activités des uns et des autres… et finalement, nous vivons tous ensemble, mais nous nous croisons. Là nous sommes vraiment dans un cocon. Et comme la période est génératrice de stress et d’angoisse on essaie de tout faire pour que la maison ne le soit pas. Et même si ça crie parfois, ça se dispute, ça s’énerve, ce n’est pas bien grave. On ne garde aucun ressentiment pour soi, on parle et on se retrouve le midi autour d’un bon plat et on se fait plaisir le temps d’un repas.

Depuis le début du confinement, Ines et moi sommes devenues adeptes du jeûne intermittent 16-8 ou intermittent fasting. C’est un article du New York times qui m’a donné envie d’essayer et entendre ma mère et Pierrette m’en dire le plus grand bien a fini de me convaincre. Nous jeunons donc pendant 16 heures (de 16h00 à 8h00), et mangeons le temps restant. Le déjeuner est donc notre repas commun. Le soir, les garçons et Honeydoudou se réchauffent les restes ou se font des soupes ou salades pour compléter. Ce temps du déjeuner est devenu un des moments clés de la journée. On va donc continuer à se faire plaisir en cuisine, comme si, en ce moment plus qu’à d’autres, la cuisine remplissait pleinement son rôle, tisser les liens et nous réconforter.

J’espère que de votre côté, vous allez bien, que le confinement est supportable. Et plus que jamais, prenez soin de vous !

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